L’Ikigaï est un concept japonais pour trouver sa voie, « sa raison d’être ».  Je suis tombée sur un article à ce sujet alors que je cherchais moi-même mon « chemin de vie ». Hasard ? Synchronicité ? Quoi qu’il en soit, la méthode tombait à pic et venait répondre en écho à un long cheminement personnel et spirituel.

Mais Kesako ?

L’ikigaï nous est tout droit venu du Japon, d’Okinawa très exactement, où il est décrit comme « la joie de vivre ». Paraitrait-il même qu’il y ait un lien entre l’ikigaï et cette région où la longévité est la plus importante.

Il représente cette étincelle qui nous anime, cette énergie qui nous donne envie de nous lever tous les matins. Trouver son ikigaï c’est en quelque sorte s’aligner sur son chemin de vie, en trouvant le point d’équilibre entre sa profession, sa passion, sa vocation et sa mission de vie.

Oui mais comment ?

Il existe à priori plusieurs méthodes voir autant de méthodes que d’auteurs. Je vous présente ici celle que j’ai utilisé pour trouver mon Ikigaï, exemple à l’appui. Elle se tient en 6 étapes :

1. Prendre rendez-vous avec soi-même

Trouver son ikigaï demande une réflexion interne, une rencontre avec son Moi profond. C’est s’interroger sur ce que l’on est, ce que l’on souhaite être. C’est vérifier la corrélation entre ses désirs et leurs réalisations. C’est entendre cette petite voix intérieure qui, si on l’écoute bien, nous indique notre chemin.

La recherche de l’Ikigaï est donc souvent associée à une quête d’évolution personnelle et demande déjà une certaine prise de conscience sur sa vie et sur la vie d’une manière générale. Une quête qui fait appel à une inspection sur les différents aspects de sa vie, une prise de recul nécessaire pour ne pas s’endormir dans une routine confortable mais peu épanouissante. Un déclic qui amène à l’action et au changement; Un changement dont on est l’initiateur, pour enfin reprendre le contrôle de sa vie.

Car combien sommes-nous à attendre que la vie nous amène ce que l’on désire, en se disant « si ça doit arriver ça arrivera »,  » si ça ne se fait pas c’est que ça ne devait pas se faire ». Effectivement si cela ne doit pas se faire vous aurez beau vous battre, cela ne se fera pas. Cela devrait être le 1er signe vous amenant à penser que peut-être vous n’êtes pas sur le chemin justement. A l’inverse, si cela arrive sans trop d’effort c’est que cela devait se passer ainsi. Mais il serait erroné de penser que les choses « tombent du ciel ».

Et si vous preniez conscience que votre vie actuelle n’est que le reflet de ce que vous avez créé jusque là? Que vous pouvez créer la vie qui vous ressemble simplement en vous alignant sur votre chemin de vie?

Trouver votre ikigaï peut vous y aider.

Voici quelques questions que vous pouvez vous poser pour induire votre examen de conscience. Répondez-y avec le plus de franchise possible, sans tenir compte de ce que la société attend de vous, ou ce que vos parents/amis aimeraient que vous soyez. Concentrez-vous sur vous et vos propres aspirations. Soyez loyal avec vous-même.

Qu’est-ce que je désire ? Est-ce que mon travail me satisfait ? Suis-je à ma place ? Ma vie me satisfait-elle ainsi ? Qu’est-ce qui me pousse à me lever chaque matin ? Suis-je en accord avec mes convictions profondes ? Qu’est-ce que j’aimerais changer dans ma vie ? Si j’avais suffisamment d’argent pour ne pas avoir à m’en préoccuper, que ferais-je de mes journées ?

Grattez tout cela sur papier, tel que ça vous viens. Sans pression, sans contrainte de temps.

Ce premier exercice doit déjà faire remonter quelques pistes de réponse.

« Qu’est-ce qui me pousse à me lever chaque matin? Certainement pas mon travail actuel. Ma carrière professionnelle ne me satisfait qu’à moitié; j’ai deux mi-temps dont 1 dans lequel je ne m’épanouis pas du tout bien qu’il réponde à mon envie d’aider les autres. J’accompagne des élèves en situation de handicap. Je suis frustrée, car peu considérée par mes collègues de l’enseignement. J’y ai peu de prise d’initiative, bref ça ne calque pas avec mon caractère indépendant et créatif. J’y vais parce qu’il faut y aller mais me lever le matin en devient presque douloureux. Je me répète chaque jour « j’ai pas envie ». Mon autre mi-temps me plaît : j’accompagne des enfants porteurs  de handicap, notamment de troubles autistiques, à domicile. j’y suis assez indépendante puisque je gère mes propres activités, il laisse place à ma créativité à travers les outils que je développe, il répond à ma mission de vie. Oui mais…Quelque chose ne me satisfait pas. Je crois que j’ai donné ce que j’avais à donner dans le handicap. Je veux aider les autres, oui. Mais il y a d’autres façons de le faire, qui correspondront peut-être davantage à mon évolution personnelle actuelle. Pourquoi pas l’humanitaire? ».

2. Listez ensuite tout ce que vous aimez. Allez-y sans craintes, sans jugement, lâchez tout !

« Ce que j’aime? La nature, l’écologie, les activités manuelles/créatives, la psychologie et le développement personnel. J’aime observer le comportement des gens et voir comment ils interagissent avec leur environnement. J’aime les voyages. J’aime apprendre et transmettre. J’aime les animaux, le sport en pleine nature (randonnée, via-ferrata, roller, etc.). J’aime passer du temps avec ma famille et mes amis. J’aime prendre du temps pour moi, me poser sous un plaid avec un bon thé. J’aime regarder des documentaires, des séries. J’aime lire, bref, tout ce qui peut être source de connaissances. J’aime organiser, surtout organiser mon temps tel que je l’entends. J’aime l’indépendance. »

3. Puis ce pour quoi vous êtes doué. Entendez par là ce pour quoi vous avez des capacités, ce pour quoi on vous complimente souvent. (Capacité d’écoute, créativité, dons musicaux, habiletés sportives etc.)

« Je suis douée de mes 10 doigts et touche un peu à tout : dessin, peinture, couture, petit bricolage, tricot. Je suis douée pour la cuisine et tout ce qui a attrait à l’esthétisme. Je suis douée pour écouter et à défaut de conseiller, pour ouvrir des pistes de réflexion, développer le libre-arbitre. »

L’association de ces deux derniers correspond à votre passion.

« j’en déduis que ma passion tourne autour des activités manuelles, d’autant plus si elles sont éthiques. Je dois bien avouer que je n’aurais aucun mal à me lever le matin, pleine d’enthousiasme à l’idée de passer ma journée à créer et bricoler.Rien que d’y penser m’apporte joie et bonne humeur. Mais soyons pragmatique : je ne peux pas vivre décemment de mes créations. Tout du moins à l’heure actuelle et tout dépend du sens que je mets derrière le mot « décemment » ».

Avoir une passion c’est donc bien, ça apporte un sentiment de satisfaction mais parfois d’inutilité. Poursuivons.

4. Faites un état des lieux des qualités et capacités pour lesquelles vous pourriez être payé. Faites appel à votre CV, ce sont en général les qualités pour lesquelles un employeur aurait tout intérêt à travailler avec vous.

« Mon CV met en avant mon sens de l’organisation, ma connaissance et mon expérience du handicap et des troubles cognitifs d’une manière général, mes aptitudes soignante et mes capacités éducatives. Il retranscrit mes capacités relationnelles, ma fiabilité. »

Associé à vos dons, vous obtenez votre profession.

« j’en conclus que ma profession s’oriente plutôt vers la transmission d’un savoir ou savoir-faire, où la relation à l’autre occupe une certaine importance.Enseignement? Éducation? Praticien? Formateur? »

Une profession c’est nécessaire, c’est confortable, cela répond à un besoin de sécurité notamment financière, mais elle engendre parfois un sentiment de vide.

5. Rédigez ensuite ce dont le monde aurait besoin selon vous. Tout est possible ! Pas de limite de jugement ou de fausses croyances! Voyez vos rêves en grand !

« D’après moi, le monde a besoin d’Éveil, d’une prise de conscience urgente sur son fonctionnement actuel, davantage de bienveillance, moins de capitalisme, moins d’individualisme. Plus de solidarité, d’entraide, de respect des autres, de la nature et des animaux. »

Couplé avec ce pour quoi vous pourriez être payé vous obtenez votre mission.

« Ma mission de vie est d’aider les autres. Je n’ai jamais eu de doute à ce sujet. Je n’ai d’ailleurs pas été attirés par mes emplois par hasard. De nombreuses situations quotidienne m’apportent d’ailleurs la preuve que je suis faites pour aider les autres. Les gens me confient facilement leurs difficultés et le pire c’est que j’aime ça! »

Avoir une mission c’est excitant, amenant beaucoup d’autosatisfaction mais aussi de l’incertitude.

Associez ensuite ce que vous aimez à ce dont le monde aurait besoin et vous obtiendrez votre vocation.

« Ma vocation? Participer à la prise de conscience collective et l’éveil individuel ».

Ah…c’est beau la vocation. Quel plaisir ! Quelle satisfaction ! Mais quelle précarité !

6. L’Ikigaï est cet œil central, celui qui regroupe l’ensemble de ces 4 aspirations, qui répond à la fois à votre envie de vivre de votre passion mais tout en apportant quelque chose au monde, de vous sentir utile au sein de votre vocation.

Pour y voir plus clair : un petit schéma récapitulatif.

Vous pouvez télécharger le fichier vierge Trouver son ikigai.

« Mon Ikigaï? Devenir thérapeute ET blogueuse. Thérapeute pour aider les autres, apprendre et transmettre, participer à l’éveil des conscience en amenant plus de positivité, de gratitude, de bienveillance, envers soi et envers les autres (à travers les consultations, les conférences ou les ateliers). Blogueuse pour le coté créatif. Le tout me permettant de travailler de manière indépendante, de gérer mon emploi du temps, et ça, c’est l’essence même de mon épanouissement. »

Vous remarquerez que l’Ikigaï n’apparait pas noir sur blanc et que le révéler demande un peu de manipulation. Pour ma part, trouver mon Ikigaï a plutôt été rapide, quelques jours tout au plus. Parce que comme je vous le disais, cette philosophie venait répondre de manière logique à un long cheminement personnel. Le gros travail d’introspection ayant débuté voilà déjà plusieurs années, chercher mon Ikigaï n’a été finalement qu’un outil me permettant de synthétiser et visualiser ma longue réflexion.

Ne soyez donc pas surpris ou démotivé(e) de voir que cela peut prendre du temps! Plusieurs semaines, plusieurs mois parfois, suivant l’avancement de  chacun sur le chemin de son évolution personnelle.

« S’il n’est pas la clé du bonheur, l’Ikigaï pourrait bien être la serrure qui lui correspond. La clé étant le déclic qui vous pousserait à l’ouvrir. »

Et après?

Une fois trouvé votre Ikigaï, il ne vous reste plus qu’à passer à l’action!

« J’ai profité de mes vacances pour commencer à rédiger les articles de mon blog et j’ai lancé les démarches pour ma reconversion professionnelle. J’ai trouvé ma formation, mon école. Reste à trouver le financement. Et là aussi j’ai bien l’intention de faire le nécessaire pour arriver à mes fins (compte CPF, apport personnel, Etc.). Il est trop tôt actuellement pour vous faire un retour sur ce changement de situation mais ne manquerais pas de revenir vers vous pour partager les bienfaits de l’ikigaï. Quoi qu’il en soit, je peux vous dire que je suis habitée par un dynamisme assez puissant et je ne cesse de remercier la vie pour cette belle énergie. Mon accomplissement n’est pas encore là mais je sens que j’en prends le bon chemin « 

Alors envie d’une vie qui vous ressemble? Basée davantage sur la gratitude et l’accomplissement de soi?

Partez à la recherche de votre Ikigaï! Partez à la rencontre de vous même et n’hésitez pas à me faire part de vos belles trouvailles.

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